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Genève, Les Tamoules marchent pour la justice !

mardi 6 mars 2012, par Maison Populaire de Genève

Environ 4000 Tamoules de différents pays européens se sont rassemblés ce matin parc des Cropettes à 11h00, appelés par les associations tamouls pour la justice.

Les manifestants ont défilé depuis la parc cropettes de Genève jusqu’à la place des Nations en agitant des drapeaux de l’Eelam tamoul, Ils ont défilé avec des banderoles et des pancartes en faveur de l’autodétermination du peuple tamoul et dénoncé les « génocidaires ».

146 679 Tamouls disparus en 2009 plus 40 000 tués

25 000 enfants orphelins

ENQUETER SUR LES CRIMES DE GUERRE AU SRI LANKA

ARRÊTEZ LE GENOCIDE DES TAMOULS

COMMUNIQUE DE PRESSE

La Justice Internationale pour le Génocide des tamouls commis par l’Etat Sri Lankais !

2 ans que le Sri Lanka dit avoir « vaincu le terrorisme », néanmoins, le génocide et les crimes de guerre commis à l’encontre du peuple tamouls sont restés impunis et n’ont fait l’objet d’aucune enquête internationale indépendante.

En effet, plus de 40 000 civils ont été tués lors de la dernière offensive menée par l’armée sri lankaise, et environ 146 679 autres sont portés disparus.

Les souffrances endurées par nos proches et le génocide perpétré par le gouvernement Sri Lankais doivent être portées à l’attention de la communauté internationale.

L’ONU devrait revoir le fondement de son institution créée après la 2ème guerre mondiale.

En effet, les Nations Unies ont adopté un

e convention sur le génocide, mais malgré ça les dirigeants des Etats signataires n’ont pas réussi à empêcher la mort de millions d’innocents au Biafra, au Cambodge, au Rwanda, au Darfour, à Srebrenica, au Kosovo, ni celles des Palestiniens, des Kurdes et des Tamouls du Sri Lanka. Et aujourd’hui en Syrie.

Ceci est dû à un manque de volonté politique et les réticences sur l’utilisation de la notion de génocide.

En fixant la barre d’intervention à la condition, de l’indéniable preuve, de l’intention claire de détruire un groupe national, ethnique, radicale ou religieux, la communauté internationale s’est prise à son propre piège. Au moment où il est clair que le génocide se produit, il est souvent trop tard pour l’arrêter.

Si une campagne d’homicides massifs, parrainée par le gouvernement, se poursuit, et dans laquelle des milliers de victimes sont déjà morts et plusieurs milliers sont susceptibles de mourir, une coalition de pays, composée de grandes institutions internationales et régionales, devrait intervenir pour arrêter le massacre avant qu’il ne s’aggrave.

La responsabilité de protéger est une initiative des Nations Unies créé en 2005. Il se compose d’une nouvelle norme, d’un ensemble de principes, et repose sur l’idée que la souveraineté n’est pas un privilège, mais une responsabilité. La responsabilité de protéger se concentre sur la prévention et l’arrêt des crimes, génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et le nettoyage ethnique, ce qui le place sous le terme générique de crimes, des atrocités de masse.

La responsabilité de protéger a trois "piliers".

1.Un état a la responsabilité de protéger sa population contre les atrocités de masse.

2.La communauté internationale a la responsabilité d’aider l’Etat s’il est incapable de protéger seul sa population.

3.Si l’état ne parvient pas à protéger ses citoyens contre les atrocités de masse et que les mesures pacifiques ont échoué, la communauté internationale a la responsabilité d’intervenir par des mesures coercitives telles que des sanctions économiques. L’intervention militaire est le dernier recours dont disposent les Etats pour faire cesser ces atrocités de masse.

Nous tenons à rappeler à la communauté internationale que ces traités ont été faits par elle, et ce, dans le but d’établir la paix dans le monde.

Le 5 février 2012, Trois membres de la diaspora tamoule d’Europe ont entrepris une marche d’environ 1 000 km de Bruxelles jusqu’à Genève, afin de sensibiliser la communauté internationale et de dénoncer la situation critique des tamouls du Sri Lanka. Alors que la 19ème session du Conseil des Droits de l’Homme s’est réunie à Genève le 23 février 2012, cette marche traduit notre détermination à obtenir justice pour le génocide et les crimes de guerre commis à l’encontre de notre peuple et une paix mondiale ou tout le peuple peut vivre librement sur leur terre.

Pour conclure cette marche pour la Justice, la diaspora tamoule s’est donné rendez-vous sur la Place des Droits de l’Homme à Genève, devant le Siège de l’ONU, le lundi 5 mars 2012, à partir de 14h00.

Pour marquer l’ampleur de ce rassemblement afin d’obtenir la Justice pour le génocide des tamouls commis par l’Etat Sri Lankais, la communauté tamoule de France a réservé un TGV à cet effet, à la Gare de Lyon, dont le départ est prévu à 8h11.

Les organisateurs se réjouissent d’avoir mené à bien ce projet et attendent plus de 1 000 participants voyageant à fort de ce TGV spécial.

En outre, des milliers de tamouls sont également attendus, et c’en provenant d’autres pays européens pour faire entendre leur voix à la Commission des Droits de l’Homme.

Leur voix, c’est celui de tamoules victimes du génocide commis par l’Etat Sri Lankais et de ceux présents dans l’île mais dont les droits sont bafoués.

Thiruchchoti.T

Président de la Maison du Tamil Eelam

Directeur de Global Tamil Forum

Tel : 06 49 41 58 17

email : mte.France@gmail.com

Paris, le 4 mars 2012

"Rien ni personne ne doit faire obstacle à la marche de la liberté"


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