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Pakistan : non à la répression ! Non à la complicité de la Suisse !

vendredi 9 novembre 2007, par Maison Populaire de Genève

Rassemblement public

Pour la levée immédiate de l’état d’urgence au Pakistan

Pour la libération de tous les prisonniers politiques

Pour l’arrêt de la collaboration militaire avec le gouvernement de Musharraf

Pour le blocage immédiat des livraisons d’armes suisses au Pakistan

Lundi 12 novembre à 18 heures à la zone piétonne du Mont Blanc

(sortie de la gare de Cornavin)


Quelques semaines seulement après l’écrasement brutal des manifestations en Birmanie, c’est au tour de la population du Pakistan d’être confrontée à la répression militaire. Depuis samedi dernier, ce pays de 160 millions d’habitants vit sous l’état d’urgence décrété par le président et général Pervez Musharraf. Celui-ci, parvenu au pouvoir en 1999 grâce à un coup d’état, venait de se faire confier par le Parlement un nouveau mandat de cinq ans.

D’après plusieurs sources, la proclamation de l’état d’urgence aurait empêché la Cour constitutionnelle de déclarer illégale sa réélection. Ainsi, depuis, samedi passé, plus de 3500 opposants auraient été arrêtés. Depuis samedi, plusieurs manifestations ont été violemment réprimées par l’armée et la police, et des rumeurs - hélas crédibles - font état de meurtriers passages à tabac dans les prisons.

Depuis samedi, les avocats descendent dans la rue. Plus de cinq cent d’entre eux auraient été arrêtés. Fort du soutien des avocats montés en première ligne, le juge de la Cour suprême Iftikhar Muhammad Chaudhry a exhorté ses compatriotes à "porter à travers tout le Pakistan ce message : le temps est venu de se sacrifier". "N’ayez pas peur. Dieu nous aidera et le jour viendra où nous aurons vraiment une Constitution suprême et plus de dictature pour longtemps", a-t-il assuré.

Jusqu’à très récemment, c’est par le gouvernement des Etats-Unis que Musharraf était soutenu. En avril, George W. Bush lui rendait visite. C’est depuis la capitale pakistanaise, Islamabad, et en compagnie du général-président, qu’il dénonçait la « tentation atomique » de l’Iran, alors que personne n’ignore que, en dépit du traité sur la non prolifération des armes atomiques, le Pakistan dispose de la bombe nucléaire. Aujourd’hui, alors que les protestations contre le coup d’Etat de Mushararf sont générales, l’administration Bush semble prendre ses distances.

Pièce importante dans la stratégie de Bush au Moyen-Orient -mais aussi son point faible au vu des appuis limités dont il dispose dans son propre pays-, Musharraf était l’un des rares invités « extérieurs » du sommet du G8 en juin à Rostok. Il y était pour discuter de la stratégie des puissances impérialistes en Asie centrale.

Est-ce en raison de ce rôle clé que le Conseil fédéral a autorisé, en décembre 2006, l’exportation de canons antiaériens de fabrication suisse, munitions comprises en direction du Pakistan pour un total de 136 millions de francs ? En tous les cas, cette autorisation relève d’une complicité avec une dictature.

La complicité du gouvernement suisse ne saurait être celle de toutes celles et tous ceux qui habitent dans ce pays.

Soutenu par : ATTAC Genève, Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde, CETIM, Droit pour Tous, Groupe pour une Suisse sans armée, Gauche anticapitaliste, solidaritéS,Maison du Peuple de Genève,Fédération des droits démocratiques en Suisse,Maison Populaire de Genève


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